Il fait mes rides

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Oye !!!

Bonjour à toi estranger.

Cis se trouve mon blog. N'hésiste poinct à laisser un messasge, commenstaire, ou ton emaille ans la niouse lettre si tu veuls estre informé des nousvelles manuscripts...

Photos du jour

  • 221205-0007.jpg
  • 221205-0010.jpg
  • god-gonf-017.jpg

Recommander

J'ouirai, j'ouis, j'ai oui...

Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /Mars /2006 04:02

Que je l'aime cette Sumidagawa de Sheller. Les sonorités âpres du Gagaku retrouvées au beau milieu d'un orchestre symphonique qui se déploie progressivement, le long crescendo, l'appropriation graduelle d'un spectre harmonique de plus en plus complexe, un rythme qui naît de la pluie, et croît petit à petit... Une leçon de musique magistrale.

L'album intitulé Ailleurs de William Sheller, qui date déjà de 1989, et je crois désormais introuvable, est sans doute sa plus belle réussite. Il y fait montre une science de l'harmonie et de l'orchestration absolument monumentale (un Sergei que le premier Stravinsky n'aurait pas renié, la simili-fugue d'Excalibur et ses sonorités rugueuses d'un Moyen-Âge revisté par Mad Max, le Gagaku de la Sumidagawa, le quatuor jazzy de l'Archet sur mes veines...). Non seulement cet album est d'une richesse musicale ahurissante, mais les textes développent de surcroît un univers particulier à chaque fois : le discours du Témoin magnifique qui rassure ses audieurs en décrivant les bords de la Terre connue, plate, où le soleil se lève par "en dessous", prouvant par là-même l'erreur fondamentale des théories sur la rotondité de la Terre ; Excalibur qui voit la rebellion d'un prince envers son père le roi naître après la mort de son aimée dans une guerre de conquête ; la Russie sauvage, neigeuse, de la Révolution de 1917 dans Sergei, la nostalgie des amours éteintes, perdues, dans La tête brulée...

Je rêve par dessus tout d'avoir un jour la partition de ces chefs d'oeuvre. Naturellement la voix de Sheller paraît parfois bien pauvre sur ces morceaux. Il réussit malgré tout à exceller sur l'interprétation de ses textes, là où sa technique vocale, voire son timbre, font défaut.

On regrettera tout de même le mixage plus que douteux du morceau éponyme, et qui clos l'album. En même temps, c'est celui qui me convainc le moins : l'utilisation de la batterie et d'une rythmique rock avec un orchestre symphonique m'ont toujours paru trop décalé pour bien aller ensemble.

Un collector donc. Un must. Mais apparemment introuvable aujourd'hui.

Vous pourrez tout de même retrouver les textes de ces chansons sur un site perso, pas de Sheller lui-même, http://www.universheller.net/ , onglet "discographie" et ensuite "80's".

ps : erratum humanum est... Pour ce qui est de Sergei, il s'agit moins de l'évocation de la révolution russe que du Sacre du Printemps de Stravinsky... Arf... Comment ai-je pu passer à côté d'un truc si flagrant : "On entend l'air d'un printemps qui danse" !!!! J'avais trouvé Stravinsky, mais j'étais passé à côté du Sacre...

Par pampaking - Publié dans : J'ouirai, j'ouis, j'ai oui...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 11:32

Curriculum Vitae

 Il me faut tout d'abord te préciser, cher Quidam(e?) (Sic), que j'officie dans le milieu musical un tant soit peu professionnel. Oui je sais, un prof de musique au collège n'est pas un musicien, c'est de notoriété publique, et le prof de math agrégé à lunettes et coincé post-"p" me l’a encore fait remarquer il n'y a pas si longtemps. Cependant, il y a une chose importante à savoir, c'est que le prof agrégé de musique (prends-toi ça dans les gencives, matheux de mes deux !) , ça a plein de temps libre, et que je profite allégrement de ce temps libre pour m'ébattre musicalement parlant. Et comment m’ébats-je ? Principalement par le chant (chœur ou soliste, de l’opéra à la musique contemporaine), l’arrangement de chansons, compositions, production… Le fait est que mon boulot de prof me donne un salaire suffisamment confortable pour me permettre d’aborder ses activités musicales d’un point de vue plus détendu, voire carrément dilettante, qu’un intermittent ne pourrait se permettre. Certaines de mes « OOOOeûûûûvres » ont été éditées sur des CD, qui se vendent en plus, pas le CD de jolies compils qu’on offre à mémé pour Noël, nan, des vrais CD ! Bon, ok, ils se vendent pas beaucoup, mais c’est déjà ça.

 http://www.travaux-publics.org/  chantier n°4

 http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1646446&OrderInSession=1&Mn=1&Mu=-13&SID=bf5e71b8-7718-7a4a-afca-1694f02a5b54&TTL=231220051133&Origin=FnacAff&Ra=-29&To=0&Nu=1&UID=1A964A5FF-36F3-FE78-8447-5077EC49E70E&Fr=0

 (Ca, c’est au cas où tu serais impatient(e), ô Quidam(e) de te procurer ma production en tant que compositeur ou producteur, et, par la même occasion, augmenter mes droits d’auteur…)

 Cela me donne-t-il un droit particulier pour émettre un jugement digne de foi sur des artistes, des morceaux… Euh, bonne question m’sieur l’inspecteur… C’est juste que mon métier m’emmène dans des contrées musicales très variées, de la musique classique à l’électronique, en passant par les musiques « du monde », la pop, la chanson française, et que je veux faire ici passer toute ma passion pour des répertoires plus variés que ça tu meurs…

 ·         Il y aura forcément le nec plus ultra, ceux pour qui j’ai bâti des mausolées un peu partout dans ma tête (un de mes défauts étant de facilement tomber dans l’excès : quand je tombe raide dingue d’un artiste, c’est jusqu’à la dévotion, à ne pas confondre avec le fan-atisme, mais j’y reviendrai). Je fais la liste maintenant ? Bon ok, c’est parti : Björk, Juliette, Ravel, Ligeti. Ca, c’est pour les mausolées, les intouchables, les fantasmes professionnels… Pour Ravel, c’est raté. Ligeti, je pense que je ne l’approcherai jamais, il commence d’ailleurs à se faire tard pour ça. Itou pour Björk, encore que… Quant à Juliette, le mail où j’ai pu lui dire que son dernier concert m’avait quelque peu déçu m’a probablement fermé à jamais le très mince entrebâillement qu’il y aurait pu avoir.

 ·         Il y aura ceux qui n’ont pas forcément le droit à toute ma dévotion, mais tout de même à une considération et une admiration certaine. Attention, y’en a pas mal : Beethoven, Schubert, Debussy, Berio, Puccini, Wagner, Stravinsky, Mahler, J. Cherhal, Camille, Brel, M, Zazie, T. Amos, K. Bush, PJ Harvey, Radiohead, Talk Talk, les Beatles, Riojy Ikeda, Aphex Twin, Takemura, Yoko Kanno, etc.

 ·         Enfin, on trouvera les coups de cœur, les flashes, comme cet unplugged d’Alicia Keys ou l’univers de Sufjan Stevens…

 Bref, ça va être un beau fouillis. Tant mieux, c’est ce que je préfère…

Par pampaking - Publié dans : J'ouirai, j'ouis, j'ai oui...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus