Il fait mes rides

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Oye !!!

Bonjour à toi estranger.

Cis se trouve mon blog. N'hésiste poinct à laisser un messasge, commenstaire, ou ton emaille ans la niouse lettre si tu veuls estre informé des nousvelles manuscripts...

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Samedi 21 janvier 2006 6 21 /01 /Jan /2006 21:36

Pourquoi suis-je toujours aussi mal à l'aise au milieu d'un groupe? Je n'arrive pas à m'intégrer dans une entité qui dépasse les 5 personnes. Si j’arrive à m’ouvrir, et parfois à être un tantinet rigolo en petit comité, je ne fais que m'effacer, perdre mon assurance, voire même être carrément stupide ou grossier en groupe. Je perds tous mes moyens, je n'ai plus aucun repère, plus aucun moyen de réfléchir convenablement. Et ça devient carrément handicapant dans des moments comme maintenant où je dois vivre en communauté dans le cadre de la production d’un Didon et Enée en province.

 Une semaine complète avec 15 personnes, toutes membres du choeur dans lequel je chante régulièrement, à quoi s'ajoute les solistes, metteur en scène, chef d'orchestre, décorateurs, etc. Je vois certaines personnes qui se sentent comme des poissons dans l'eau, qui frayent sans arrêt avec tant de gens, avec tant de simplicité, qui finissent par former des groupes dans le groupe, et dont je suis forcément exclu, puisque déjà pas intégré à l'ensemble.

 Un élément de réponse possible : il faut savoir perdre de sa personnalité pour réussir à intégrer un groupe : la psychologie de l’intime s’efface face à la meute qui réagit plus instinctivement. J’en veux pour preuve un petit incident qui a eu lieu durant cette semaine, et qui m’a d’autant plus dégoûté de l’esprit de groupe. Un échange de mail à travers le chœur, la réponse maladroite d’une des choristes, et la curée par contumace de tous les autres… C’était à celui qui en rajouterait le plus, une émulation malsaine qui tendait aux jeux du cirque : et elle a fait ça, et elle a dit ci, et elle est totalement conne, etc. Là où je m’en veux le plus, c’est d’être resté stoïque. Je n’ai pas eu le courage de répondre au groupe de chiens enragés, de faire face à la meute : oui ce mail était stupide, ses propos peut-être déplacés, mais ça n’était pas une raison pour s’acharner sur une personne qui n’était pas là pour se défendre, surtout quand certains accusateurs avaient tenus les mêmes propos que ceux qu’ils ridiculisaient. Bref, les esprits bien-pensants, prêts à juger du moindre faux pas me dégoûtent. Je ne me sens pas supérieur à eux : malgré ma profonde volonté d’ouverture d’esprit, de tolérance, je sais que j’ai en fait du mal à accepter des fonctionnements différents du mien. Mais quand j’affronte un démon, c’est en règle général en tête à tête, et pas suivant le bon vieux lynchage, la lapidation de la foule contre les sorcières. C’est du même acabit que la propagation de ragots à travers ce même groupe, où les pires horreurs et déblatérations sur la vie sexuelle présumée des membres du chœur se font toujours dans le dos des intéressés. La franchise ne fait décidément pas partie du fonctionnement d’un groupe : c’est en cela que généralement ils m’écoeurent profondément, et que je n’arrive pas à les intégrer.

 Nonobstant, la contralto solo (Didon) que j’ai pu approcher en tête à tête est carrément craquante et a le potentiel de devenir une bonne copine. Let’s keep in touch Dido.

 

 

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Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /Déc /2005 16:11

Jours de fêtes au Grand Palais. C'est assez impressionnant de voir ses lumières sous cette structure, et pour Noël, ça marche plutôt bien comme ambiance. Je sais, la qualité des photos est plus que discutable, c'est juste que je les ai prises avec mon téléphone portable.

Par pampaking - Publié dans : Clic-clac, merci Kodak
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Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /Déc /2005 09:36

J'ai déja commencé à indiquer ici quelques affinités poétiques et littéraires : vous avez déja eu droit à du Bashô, de l'Abu-Nawas, une allusion à Pessoa. Petit tour d'horizon de les lectures...

Comme pour la musique, j'ai tendance à être un peu excessif, et j'ai chez moi quelques mausolées également dédiés à des auteurs. L'intouchable parmi les intouchables, c'est Fernando Pessoa, poète portugais du début du XX° siècle, véritable génie, complètement malade, polymorphe, dont leS styleS partent dans tous les sens, bref, tout pour me plaire! Il est capable d'écrire un texte d'un lyrisme profond, de devenir ensuite "sensasionniste", poéte de "nature morte" (à prendre au sens pictural du terme : la reproduction brute d'objets, de la nature...) et de s'enfoncer enfin dans une violence proche du sadisme. Vous trouverez sur ce site une bio, et surtout pas mal de liens intéressants sur le bonhomme :

http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-auteur.php3?id_auteur=525

http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_385.htm (article synthétisant le phénomène de l'Hétéronyme chez Pessoa)

http://www.pum.umontreal.ca/theses/pilote/oddo/these.html (thèse universitaire sur les poètes de l'ambivalence, le 2e chapitre est consacré à Pessoa. Il s'agit d'une thèse, donc d'un concours de celui qui met le plus de mots de 4 syllabes ou plus, d'étymologie hellénique et généralement incompréhensibles qui gagne... ).

Mais j'y reviendrai de toutes façons.

Un autre mausolée est consacré à Queneau, Raymond de son pti nom. L'humour et la rigueur, un effronté dans le classicisme, l'inventeur de l'OuLiPo, un grand, très grand poète. J'en parle moins car il est un peu plus connu du public français, et vous trouverez sans mal des trucs sur le net.

Dans le même mausolée, on trouvera Georges Perec, fils spirituel de Queneau, et dont je viens encore de me prendre une mégabaffe avec W ou le souvenir d'enfance que je viens de terminer. Comme les 2 précédents, il est intouchable, pas une seule croûte!!!

Bon, je m'arrête là pour aujourd'hui : je n'ai fait que les mausolées. Mais promis, le reste suivra...

Par pampaking - Publié dans : Lu et approuvé
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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 11:32

Curriculum Vitae

 Il me faut tout d'abord te préciser, cher Quidam(e?) (Sic), que j'officie dans le milieu musical un tant soit peu professionnel. Oui je sais, un prof de musique au collège n'est pas un musicien, c'est de notoriété publique, et le prof de math agrégé à lunettes et coincé post-"p" me l’a encore fait remarquer il n'y a pas si longtemps. Cependant, il y a une chose importante à savoir, c'est que le prof agrégé de musique (prends-toi ça dans les gencives, matheux de mes deux !) , ça a plein de temps libre, et que je profite allégrement de ce temps libre pour m'ébattre musicalement parlant. Et comment m’ébats-je ? Principalement par le chant (chœur ou soliste, de l’opéra à la musique contemporaine), l’arrangement de chansons, compositions, production… Le fait est que mon boulot de prof me donne un salaire suffisamment confortable pour me permettre d’aborder ses activités musicales d’un point de vue plus détendu, voire carrément dilettante, qu’un intermittent ne pourrait se permettre. Certaines de mes « OOOOeûûûûvres » ont été éditées sur des CD, qui se vendent en plus, pas le CD de jolies compils qu’on offre à mémé pour Noël, nan, des vrais CD ! Bon, ok, ils se vendent pas beaucoup, mais c’est déjà ça.

 http://www.travaux-publics.org/  chantier n°4

 http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1646446&OrderInSession=1&Mn=1&Mu=-13&SID=bf5e71b8-7718-7a4a-afca-1694f02a5b54&TTL=231220051133&Origin=FnacAff&Ra=-29&To=0&Nu=1&UID=1A964A5FF-36F3-FE78-8447-5077EC49E70E&Fr=0

 (Ca, c’est au cas où tu serais impatient(e), ô Quidam(e) de te procurer ma production en tant que compositeur ou producteur, et, par la même occasion, augmenter mes droits d’auteur…)

 Cela me donne-t-il un droit particulier pour émettre un jugement digne de foi sur des artistes, des morceaux… Euh, bonne question m’sieur l’inspecteur… C’est juste que mon métier m’emmène dans des contrées musicales très variées, de la musique classique à l’électronique, en passant par les musiques « du monde », la pop, la chanson française, et que je veux faire ici passer toute ma passion pour des répertoires plus variés que ça tu meurs…

 ·         Il y aura forcément le nec plus ultra, ceux pour qui j’ai bâti des mausolées un peu partout dans ma tête (un de mes défauts étant de facilement tomber dans l’excès : quand je tombe raide dingue d’un artiste, c’est jusqu’à la dévotion, à ne pas confondre avec le fan-atisme, mais j’y reviendrai). Je fais la liste maintenant ? Bon ok, c’est parti : Björk, Juliette, Ravel, Ligeti. Ca, c’est pour les mausolées, les intouchables, les fantasmes professionnels… Pour Ravel, c’est raté. Ligeti, je pense que je ne l’approcherai jamais, il commence d’ailleurs à se faire tard pour ça. Itou pour Björk, encore que… Quant à Juliette, le mail où j’ai pu lui dire que son dernier concert m’avait quelque peu déçu m’a probablement fermé à jamais le très mince entrebâillement qu’il y aurait pu avoir.

 ·         Il y aura ceux qui n’ont pas forcément le droit à toute ma dévotion, mais tout de même à une considération et une admiration certaine. Attention, y’en a pas mal : Beethoven, Schubert, Debussy, Berio, Puccini, Wagner, Stravinsky, Mahler, J. Cherhal, Camille, Brel, M, Zazie, T. Amos, K. Bush, PJ Harvey, Radiohead, Talk Talk, les Beatles, Riojy Ikeda, Aphex Twin, Takemura, Yoko Kanno, etc.

 ·         Enfin, on trouvera les coups de cœur, les flashes, comme cet unplugged d’Alicia Keys ou l’univers de Sufjan Stevens…

 Bref, ça va être un beau fouillis. Tant mieux, c’est ce que je préfère…

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Jeudi 22 décembre 2005 4 22 /12 /Déc /2005 09:04

何 の 木の              nan no kino                 De quel arbre en fleur
花 とは しらず      hana towa shirazu           je ne sais
匂い 哉                     
nioi kana                   mais quel parfum !

雲 をり をり            kumo ori-ori                  Parfois des nuages
人 を 休むる        hito o yamasuru            viennent reposer ceux qui
月見 哉                  tsukimi kana              contemplent la lune !

Bashô (édition Moundaren ou 111 haiku édition Verdier)

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Mardi 20 décembre 2005 2 20 /12 /Déc /2005 01:16

やがて 死ぬ                   yagate shinu           Elles vont mourir
けしき は 見えず         keshiki wa miezu         pourtant pas le moindre signe
蝉 の こえ                     
semi no koe            le cri des cigales.

Bashô  (Edition Moundarren ou 111 Haiku Edition Verdier)

 


 

 

J'aime cette poésie de l'instant, sans fioritures ni chichis. Pessoa - je reviendrai sur le mausolée dédié à Fernando et devant lequel je me prosterne tous les jours depuis que je me suis pris la giffle du Livre de l'intranquilité - a approché cette esthétique avec le "sensasionnisme" d'Alberto Caeiro : les images n'existent pas, tout ce qui compte, c'est la réalité des choses. Une fleur n'est par exemple le symbole d'aucune passion, d'aucune métaphore, elle n'existe que pour elle-même. C'est la même philosophie qui transpire de ces petits bijoux. Quand Bashô parle du corbeau sur la neige, il ne voit que la beauté de l'image de l'oiseau noir sur le paysage blanc (d'autres préfèreront le plaisir de voir le rouge sang sur la neige, comme Giono). Bref, la simplicité du zen, la naïveté presque...

Un truc dont je suis pratiquement incapable, et donc, que j'admire...

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Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 05:11

4h du mat, j'ai des frissons...

Ca doit bien faire une heure que ce maudit cauchemar m'a réveillé. Encore un rêve dadaiste, mélange de vacances à Venise, d'anciens amants, de sentiments que je ne leur ai jamais donné, et cette amertume tenace qui m'empêche de me rendormir... J'entends en boucle le John Wayne Gacy, Jr. de Sufjan Stevens et je n'arrive pas à le sortir de mon crâne. Encore le spleen qui s'installe, cette même nostalgie du rien, mélancolie douce qui s'écoule lentement.

Je suis amoureux fou de mon mec.

Il m'arrive d'avoir des cauchemars où je le perds, et qui me réveillent en sueur. Sa présence me réconforte, m'appaise. Sa personnalité, à l'exact opposé de la mienne, contrebalance les affres de ma démesure. J'ai tant d'admiration pour lui, tant de reconnaissance pour ce qu'il a fait pour moi, tant d'amour devant sa gentillesse...

Mais tellement de choses me manquent... L'éternel insatisfait et rêveur que je suis m'empêche de goûter au simple bonheur de l'avoir près de moi, depuis bientôt dix ans. La tendresse, le simple fait de pouvoir le tenir par la main, un baiser passionné lors d'une ballade, toutes ses choses qu'il me refuse. J'ai beau me dire qu'il n'est pas expansif, pas démonstratif, que ça fait partie de sa personnalité, que c'est aussi son calme qui m'attire. Il n'empêche. J'ai besoin de ce contact physique qu'il ne me donne pas.

Alors je vais chercher ailleurs ce besoin de tendresse. Et je le fais souffrir...

Un cercle vicieux que je n'arrive pas à rompre.

Il n'est pas le Prince Charmant. Nous sommes d'ailleurs tous les deux trop ancrés dans la réalité pour y croire. Il ne sera jamais affectueux, il ne partagera jamais ses sentiments, il ne me plaquera jamais contre un arrêt de bus dans la rue pour me rouler un patin des plus torrides ni ne profitera de la nuit pour me baiser sauvagement sous un porche. La distanciation a du bon dans la vie quotidienne. Mais pas dans les rêves. Et Dieu sait combien je hais la vie quotidienne. Je n'ai pas choisi un métier artistique pour sombrer dans la vie quotidienne.

Je ne parle même pas des relations sexuelles que nous n'arrivons plus à aborder. Entre la routine insignifiante et les désirs inavoués de part et d'autre, nos relations sont devenues un terrain vague que ni l'un ni l'autre n'osons pénétrer.

Il va bien falloir un jour que je quitte mes rêves d'ado et entrer définitivement dans la vie adulte... Et si la vie adulte n'était pas tout simplement la complète mise à mort de mon mode de fonctionnement actuel? Le qualificatif que me donne le plus souvent les gens que je cotoie est celui de la folie, de l'inconscience. Si je perds ma folie, je me perds moi. Est-ce que ça en vaut la peine? Je ne le crois pas...

Je suis probablement condamné à me consumer de souffrance à petit feu. Il est fort probable que je ne sois jamais totalement heureux, ni avec Lui, ni avec personne.

Et si la vie adulte c'était tout simplement accepter sa vie?

Par pampaking - Publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Samedi 15 octobre 2005 6 15 /10 /Oct /2005 00:00

 

Résumons la situation.
 
     Dans la salle des profs où j'officie en tant qu'éducateur musical, se trouve parachuté cette année un rare spécimen de paranoïacus vulgus. Nous l'appellerons Francis pour plus de commodités.
Mise à part son incompétence crasse - qu'elle excuse par son grand âge et son incapacité à s'adapter à son public (oui, Francis est une femme, mais nous l'appellerons tout de même Francis, pour plus de commodités) - face à ses élèves, Francis pourrait passer pour bien inoffensive : ce n'est que faire peu de cas de son discours réactionnaire primitif et de son verbiage fielleux, vomitif, bilieux, avec tous les petits morceaux de hachis parmentier de la cantoche de ce midi mélangé à la crème caramel même pas bonne mais qui donne cette si subtile carnation au dégueuli. La logorrhée incessante dont nous gratifie ce phénomène à longueur de récré a ceci de particulier qu'elle a fini par user la salle des profs toute entière, dépassant le cadre même de ce cénacle pour atteindre le panthéon administratif, où la principale-adjointe - petite mémère débonnaire genre mère Denis sur ZEP - s'est fendue d'un " Elle zozotte de la touffe", où le Elle, tu l'auras compris cher Lecteur, se trouve être métonymiquement Francis, appelée ainsi pour plus de commodités...
     Mais que n'ai-je point z'encore exposé ici le synopsis succint de ses vaticinations ? J'y arrive, ô lecteur callypyge (je sais que j'aurais pas d'autres occasions de placer ce mot, alors j'en profite...) et impatient.
     Francis, commoditairement appelée ainsi pour plus de commodités, souffre de vivre à notre époque. Elle regrète amèrement l'Empire - pas celui de Darth Vador, tétard inculte de blockbusters galactiques, mais celui de Napoléon, qui n'est malheureusement "plus là pour nous sauver" (en fransiscain dans le texte) - ou la démocratie athénienne, véritable modèle machiste et xénophobe à suivre (ça, c'est moi qui rajoute). Car Francis ne peut supporter notre ère actuelle où le progrès, le téléphone portable ou cette putain de photocopieuse encore en panne ne sont que les épiphénomènes d'une dégradation plus importante de notre modèle de société, de son inaltérable décadence, de son anéantissement prochain même que c'est pour bientôt. Si ce n'était que ça, ça s'rait pas bien grave ma p'tite dame. Mais y a pis.
     Non contente de honnir le système actuel qui nous bouffe jusqu'au trognon de l'os à moelle, Francis, qu'on aurait également pu appeler Don Quichotte pour plus de commodités, mais on a préféré Francis, Francis écrivais-je donc, s'est mise en tête de nous convaincre du bien-fondé de ses périgrinations temporales. Le problème, mécréants que nous sommes, c'est que de vivre comme des Amiches sur le plateau du Larzac au temps de Napoléon, c'est pas qu'on n'aime pas, mais on est quand même moyen chaud pour tenter l'expérience, repus de suffisances et d'oisivetés technologiques que sommes-nous (c'était pour pas faire la répétition avec le "mécréant que nous sommes". On appelle ça un oxymore en poésie). Comme dirait un grand philosophe du XXe siècle finissant appelé Ophelaille par ses disciples péroxydés : "Shame on you". Comme nous, pauvres ouailles lobotomisées par le discours officiel que nous sommes (j'en fais de trop?), restons désespérément sourds à ses démonstrations infaillibles, Francis crie alors au complot. Ainsi le réctorat a sciemment fait repeindre sa salle pour qu'elle soit incommodée par les odeurs. Et si les élèves sont intenables avec elle, c'est uniquement pour des raisons politiques.
 
 
Petite page d'information :
"Si l'ampoulitude de mon style emprunté peut prêter à l'euphorie, voire à la franche rigolade,
je tiens à signaler dans un soucis d'esprit critique et scientifique que ces citations et
rapports d'idées que je prête à cette Francis sont malheureusement TOUS réels.
Il est des situations, des mots, des réactions qu'on ne préfèrerait parfois
pas vivre, pas entendre, pas endurer. Je plains très sincèrement ces
élèves qui n'ont rien demandé et qui vont malgré tout la subir
cette année, en espérant qu'ils en sortiront indemnes"
Nous reprenons le cour normal de notre texte.
 
 
      Francis est allée jusqu'à critiquer la façon de travailler de certains collègues arguant qu'en faisant du trop bon travail, ils allaient pourrir les conditions de travail de nos futurs jeunes collègues. Il ne faut en effet pas habituer l'admnistration au travail (à peu près) bien fait.
 
     A vrai dire, je ne sais pas quoi penser de Francis, assimilée aujourd'hui aux commodités. Au départ, je ne la pensais pas dangeureuse, ironisant sur le fait qu'elle était une incarnation, non pas d'un boddhisattva, mais du second degré, voire même du 17e degré à elle toute seule : son discours tellement grolandais dans le fond et la forme ne pouvait pas être écouté avec le sérieux qu'il méritait. Après l'ironie a fait place la compassion, me prenant moi même pour le boddhisattva sus-nommé mais non incarné, d'une pitié que l'on ressent devant tant d'aigreur et de faiblesse qu'on ne peut s'empêcher de plaindre ce Gollum appelé malgré tout Francis. Aujourd'hui, c'est de l'inquiétude et de la colère : inquiétude pour les élèves, colère face à l'administration, au Mamouth, qui va laisser ce résidu s'étioler jusqu'à la retraite sans faire de vagues, en laissant pourrir la situation à l'envi, et sacrifiant par là-même plusieurs classes. 
Alors, Dieu, si t'as des oreilles et si tu m'écoutes...
Pourquoi Francis?
 
 
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Dimanche 9 octobre 2005 7 09 /10 /Oct /2005 00:00
Ben voilà.
 
Je sacrifie à la mode, mouton parmi les moutons, veau parmi les veaux...
    On rêve parfois d'avoir une personnalité originale lorsqu'on s'aperçoit qu'on n'est pas si différent du commun des mortels, de la ménagère de moins de 50 ans ou du simple quidam : "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre". Piètre citation de surcroît : même culturellement, il semblerait que je n'arrive pas à me distinguer un tant soit peu.
 
     Mais reprenons nous et ne nous laissons pas, dès les premières lignes de ce chef d'oeuvre en devenir qu'est mon 1e blog, ne nous laissons pas disais-je avant de me faire couper la parole par moi-même de façon tout à fait inopportune, ne nous laissons pas répétais-je, abattre par des élans coronariens et atrabilaires : "I am a winner... J'ai un boulot pas trop chiant qui paye bien, un mec absolument génial, et en fin de compte, une personnalité somme toute unique, peut-être même un peu trop parfois, une culture solide, un physique pas trop ingrat, une facilité de compréhention, de logique. Bref, suis quand même chanceux".
Aller, un petit psaume Bene Gesserit perso pour vaincre la neurasthénie. Rien ne vaut une cure d'autosatisfaction et un p'tit "Hyperballad" à fond les gamelles pour vous remettre sur pied... Nan mais...
 
Alors situons un peu ce blog.
     Cela fait bien 4 ou 5 ans que je voulais en écrire un. A l'époque, c'était encore un moyen d'expression marginal, peu connu. L'idée d'écrire un journal intime et de le lancer dans dans l'inconnu me semblait intéressante. Je ne sais pas pourquoi. Exhibitionnisme? Je ne pense pas, car je n'y aurais probablement mis ni photos ni de noms propres. Passe-temps? Non plus, j'ai d'autres choses à faire. Non, juste l'idée d'écrire quelques pages, déverser mes rangaines, voire un peu de poésie si j'en suis capable.
 
    Alors que vas-tu y trouver Lecteur, oui, c'est à toi que je parle, Lecteur, et pas à celui qui lit derrière ton dos et qui se cache exprès quand tu te retournes. Donc que vas-tu y trouver? Ben je sais pas encore. On verra à l'impro, sur le moment.
 
Message in a boooottle...
 
 
Tiens, pour la route : ça a plus d'un millénaire, c'est arabe, et c'est absolument magnifique.
 
 
                               M'aimes-tu?
 
 
Quand je vis ce beau jeune homme,
    il riait à belles dents.
Nous étions tous deux, en somme,
    seuls avec Dieu. Cependant,
il mît sa main dans la mienne
    et me fit tout un discours,
puis me dit : "Est-ce que tu m'aimes?"
    - Oui, au-delà de l'amour.
- Donc, dit-il, tu me désires?
    -Tout est désirable en toi.
- Crains Dieu alors, oublie-moi !
    - Si mon coeur veut m'obéir..."
 
                                  Abû-Nuwâs, traduit par V.-M. Monteil, Edition Actes Sud.
 
 
Qu'on ne vienne jamais me dire que l'amour entre homme est chose peu ragoutante...
 
 
Par pampaking - Publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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