Il fait mes rides

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Oye !!!

Bonjour à toi estranger.

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Jeudi 12 avril 2007

Désir : n.m. Mouvement de l'âme vers un objet dont elle éprouve le besoin ou qui a de l'atrait pour elle. - Absol. Le désir sexuel. = Au pl. Passions et, en particulier, appétits des sens. Assouvir ses désirs. (Dictionnaire Quillet de la langue française, Paris, 1975)

Ca y est. Je l'ai cerné ce poison qui se nourrit de moi. Mais rien de neuf sous le ciel de l'humanité. C'est le Désir qui me tue. La moindre opportunité professionnelle m'emmène dans un monde de fantasme irréalisables. Le moindre regard un tant soit peu charmeur croisé au coin d'une rue me fourre dans une rêverie de plaisirs fugaces. Le Désir... Ce Désir si fou qu'il me rend totalement sourd à la raison. Qui me rend tellement capricieux que j'en oublie le respect, voire l'existence d'autrui. Ce Désir qui accapare l'intégralité de mes sens et aveugle mon cerveau. Ce Désir insatiable est la source ultime de mon mal-être, des mes envies de vie comme de mort, de mes moments de détresses et de bonheurs, de mes réussites et de mes échecs. Je ne vis que par le Désir. Je n'ai juste pas la Volonté nécessaire pour l'assumer. J'ai en moi une multitude de vies, de potentialités toutes plus fabuleuses les unes que les autres, que je n'arrive pas à réaliser, simplement par manque de Volonté. Un mini Pessoa quoi...

 


 *****  autocensure ******* par mesure de pudeur et de décence, l'auteur de ce charmant passage érotico-sentimental a décidé de tronquer ce qui suivait ******** que les afficionados intoxiqués m'en fassent directement la demande s'ils veulent en connaître le contenu devenu confidentiel ******** Veuillez remplir consciencieusement le formulaire BE 327-a42 jaune carmin et l'envoyer au bureau concerné ***********

par pampaking publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Samedi 7 avril 2007

...

p(l)eurs...
par pampaking publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Mercredi 21 février 2007
En attendant des nouvelles, voici des anciennes...
Une sélection de photos prise au japon en avril 2006. Un voyage magique, même si la course était de mise. Mais la profonde sensation d'un pays qui reste fascinant par sa culture et son environnement. En espérant y retourner rapidement pour approfondir mon approche de ce pays...
J'aime beaucoup l'apparente facilité, le flegme, voire la désinvolture de cette divinité, genre je dors et en même temps je me la pête en jonglant dans tous les sens. C'est pas beau le zen?

Une fleur tombée
remonte sur la branche
ah! un papillon

(Moritake, Ah! Matsuchima, l'art poétique du haiku,
Ed. Moundarren, trad. Cheng Wing-Fun et H. Collet)
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Mardi 14 novembre 2006

Ca fait un bail que je n'ai pas mis les pieds ici. Ce qui m'étonne encore, c'est de voir que des personnes viennent malgré tout visiter le site... Période de conseils de classe, de concerts, de projets... Plus le temps de grand chose si ce n'est de courrir... Il faudrait que je revienne remettre à jour un peu tout ça. Il faudrait...

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Lundi 15 mai 2006

Je ne sais pas pourquoi, mais j'en suis pratiquement sûr : on a tous notre madeleine à nous. Un truc qui n'appartient qu'à nous, que même Marcel il y a pas pensé et qui nous fait chariver quoiqu'il avirre. Il est même carrément possible d'en avoir plusieurs, des madeleines. Elles s'entassent alors au fond d'un vieux paquet dont le plastique froissé fait plus de bruit qu'un bol de pop-corn durant la projection d'un film suédois sous-titré en danois, et elles baignent dans les vieilles miettes de souvenirs délabrés, un peu rances, qui traînent de-ci de-là... Parfois un mouvement de tectonique en fait resurgir une par l’éruption d’une sensation que l’on croyait enfouie, et nous replonge dans une béatitude sans nom. Certaines sont même cycliques, périodiques. C’est comme ça que chaque année, j’ai mes madeleines. Elles me rendent tout chose, complètement déconnecté de la réalité, insensible à tout, si ce n’est l’irrépressible besoin de préserver le plus longtemps possible aux fond de mes synapses la jouissance quasi physique de cette sensation…

J'ai la chance d'en avoir plusieurs, des madeleines... Certaines resteront vraisemblablement virtuelles, car je suis presque persuadé de ne jamais plus avoir l'opportunité de les retrouver un jour, sans pour autant douter de leur puissance. C'est le cas de cette soupe aux haricots rouges et pommes de terre della Nonna. Je garde un souvenir proche du mythe de cette soupe que ma grand-mère préparait quand j’étais enfant, et je me vois déjà défaillir le jour où j’aurais à goûter cette même recette. La Nonna n’étant plus depuis longtemps, je n’ai pour ainsi dire aucune chance de retrouver cette saveur. Il reste alors la nostalgie, et cette conviction insane.

 Mais d’autres madeleines sont bien réelles. On sait pourtant qu’elles peuvent nous surprendre à l’improviste. On souhaite pouvoir être plus malin qu’elles, tentant désespérément de prévenir leurs assauts, de nous préparer à l’extase qu’elles nous procurent subitement et qui nous désarçonne tant. Mais rien n’y fait. Rêveusement, mollement, on se laisse enivrer à chaque coup.

On a tous – dans notre adolescence au placard - un meilleur ami hétéro qui était beaucoup, beaucoup plus qu’un ami dans notre esprit, notre cœur, notre queue… Je ne fais pas exception à la règle (il est resté d’ailleurs mon meilleur ami - désolé si tu lis ces lignes, cher luxembourgeois, mais tu peux les sauter si ça te gêne…). C’est alors qu’un regard croisé, un peu trop ressemblant à l’ado de mes rêves, va instantanément me faire voir d’un œil beaucoup plus tendre l’inconnu porteur de ce regard. Ce n’est pas le plus déstabilisant. Les vêtements du présentement luxembourgeois susnommé (oui je le fais exprès !) exhalaient un parfum particulier probablement du à la lessive, l’adoucissant que sais-je, utilisé par sa mère. Rien qu’à l’imaginer, je sens déjà ce parfum agacer mes narines, embrumer peu à peu mon esprit. Je reconnaîtrais cet arôme entre mille, et quand je trébuche dessus, mon corps et mon âme réagissent dans toute leur entièreté, et je ne peux que vous laisser sur votre faim quant à la description de l’état physique dans lequel il me met encore aujourd’hui.

 Le tilleul en fleur est la madeleine qui me force à écrire aujourd’hui ce texte. Elle est certes moins voluptueuse, moins sensuelle que celle dont je viens de peindre le portrait, mais elle fait partie des madeleines cycliques qui me reviennent chaque année dans les narines, qui chaque fois me bouleversent immanquablement. Mais aussi mystérieusement… Car malgré les fouilles entreprises au plus profond des limbes de mon cerveau, je n’ai toujours pas réussi à connecter ce parfum à un souvenir précis, voire même diffus. Pourtant, je n’arrive pas à définir cette sensation autrement que comme une madeleine, un souvenir instinctif d’une fragrance qui m’a touchée un jour, et que je porte désormais au fond de ma mémoire.

 Mais est-ce primordial de connaître l’origine de l’ivresse qui m’emporte sous ces tilleuls ?... Il vaut mieux je crois laisser ma conscience s’évanouir sous l’effet de ce philtre pour profiter pleinement de l’euphorie de l'instant...


 

 

parfum oublié

elle explose à la mi juin

la fleur de tilleul


 

Hey!, c'est mon premier haikai !!!

Ca se fête !!!!!!

 

par pampaking publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Samedi 13 mai 2006

Un murmure lointain…

Un ronronnement d'abord à peine perceptible…

Un léger souffle dans les basses fréquences, l'impression d'un acouphène sourd qui semble progressivement disparaître, mais qui malgré tout persiste…

Ce qu’on prenait pour une hallucination auditive s’affirme alors comme réalité tangible, et la fréquence inintelligible se mue en une note précise, un mib extrêmement grave et profond, aboutissement de la vibration moelleuse d’une corde de contrebasse caressée par un archet, et dont l’oscillation palpable à l’œil nu fascine, hypnotise à la fois l’oreille et la conscience…

Graduellement le mib se déploie, se propage, et, comme la flaque d’une inondation qu’on ne peut maîtriser, envahit irrémédiablement le spectre et l’espace sonore. Les sens submergés de stimuli de plus en plus nombreux, la tête se met alors à tourner, les repères physiques et temporels deviennent flous, la conscience s’abîme sur les brisants de l’inconscience, le corps s’abandonne, l’esprit divague et se complait enfin dans une hébétude bienheureuse…

Le Samsâra disparaît, le Nirvâna se précise…

Mais je m’égare…

Quoique…

Car il semblerait que l’Ouverture de l’Or du Rhin seille pleinement à une première arrivée à Tokyo. Cette indéfinissable impression d’unité malgré le mouvement incessant et la disparité, de surgissement soudain issu du néant primordial, sorte de Big Bang urbain où communient le Plein et le Vide, ce foutu mélange de zen et de stress, ou le cliché galvaudé de la tradition dans la modernité, toute cette soupe d’idées reçues et de sensations nouvelles sont dans Tokyo autant que dans cette monumentale Ouverture

Voici les carnets de route d’un voyage au Japon, cadeau de Lui, véritable course contre la montre, 8 jours pour jouer aux touristes, et finir par se promettre de revenir afin de ne plus l’être.

 

 

 

par pampaking publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Samedi 11 mars 2006

Que je l'aime cette Sumidagawa de Sheller. Les sonorités âpres du Gagaku retrouvées au beau milieu d'un orchestre symphonique qui se déploie progressivement, le long crescendo, l'appropriation graduelle d'un spectre harmonique de plus en plus complexe, un rythme qui naît de la pluie, et croît petit à petit... Une leçon de musique magistrale.

L'album intitulé Ailleurs de William Sheller, qui date déjà de 1989, et je crois désormais introuvable, est sans doute sa plus belle réussite. Il y fait montre une science de l'harmonie et de l'orchestration absolument monumentale (un Sergei que le premier Stravinsky n'aurait pas renié, la simili-fugue d'Excalibur et ses sonorités rugueuses d'un Moyen-Âge revisté par Mad Max, le Gagaku de la Sumidagawa, le quatuor jazzy de l'Archet sur mes veines...). Non seulement cet album est d'une richesse musicale ahurissante, mais les textes développent de surcroît un univers particulier à chaque fois : le discours du Témoin magnifique qui rassure ses audieurs en décrivant les bords de la Terre connue, plate, où le soleil se lève par "en dessous", prouvant par là-même l'erreur fondamentale des théories sur la rotondité de la Terre ; Excalibur qui voit la rebellion d'un prince envers son père le roi naître après la mort de son aimée dans une guerre de conquête ; la Russie sauvage, neigeuse, de la Révolution de 1917 dans Sergei, la nostalgie des amours éteintes, perdues, dans La tête brulée...

Je rêve par dessus tout d'avoir un jour la partition de ces chefs d'oeuvre. Naturellement la voix de Sheller paraît parfois bien pauvre sur ces morceaux. Il réussit malgré tout à exceller sur l'interprétation de ses textes, là où sa technique vocale, voire son timbre, font défaut.

On regrettera tout de même le mixage plus que douteux du morceau éponyme, et qui clos l'album. En même temps, c'est celui qui me convainc le moins : l'utilisation de la batterie et d'une rythmique rock avec un orchestre symphonique m'ont toujours paru trop décalé pour bien aller ensemble.

Un collector donc. Un must. Mais apparemment introuvable aujourd'hui.

Vous pourrez tout de même retrouver les textes de ces chansons sur un site perso, pas de Sheller lui-même, http://www.universheller.net/ , onglet "discographie" et ensuite "80's".

ps : erratum humanum est... Pour ce qui est de Sergei, il s'agit moins de l'évocation de la révolution russe que du Sacre du Printemps de Stravinsky... Arf... Comment ai-je pu passer à côté d'un truc si flagrant : "On entend l'air d'un printemps qui danse" !!!! J'avais trouvé Stravinsky, mais j'étais passé à côté du Sacre...

par pampaking publié dans : J'ouirai, j'ouis, j'ai oui...
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Samedi 11 mars 2006

Les bébés fleurissent partout. Ma génération arrive à maturité. Pas un seul mois sans au moins 2 ou 3 naissances dans mon entourage. De par mon "orientation sexuelle" comme ils disent, je suis privé de paternité. J'ai pourtant longtemps rêvé d'être père. J'ai passé toute mon adolescence à remplacer celui qui m'a fait défaut, me disant que je ne pourrais jamais faire pire que lui, que je tenterai d'être un meilleur père, de couvrir d'amour ce petit bout d'Homme, et de l'aider à grandir, ou à parler avec mon meilleur ami de la paternité qui nous manquait à tous deux.

Puis le néant, la rencontre avec Lui, le renfermement sur un petit monde, un égoisme salvateur après avoir passé des années à vivre pour ma mère. J'en garde aujourd'hui des séquelles a priori irréversibles : la phobie des réunions de famille. Il est clair que ma famille est l'archétype même de l'éclatement, de la fissure irrémédiable entre personnes qui n'ont plus rien à se dire. Ma réussite sociale n'aidant pas. J'ai réussi à choper l'ascenceur "social", alors que tous le monde est resté au rez de chaussée, et je l'avoue, j'ai du mal à faire la démarche de redescendre parfois. Alors pourquoi fantasmer sur le problème (sic) de la paternité?

Ma vie actuelle, partagée entre les loisirs, les amis et l'oisiveté (mon confortable gagne-pain en tant que professeur agrégé d'éducation musicale dans un petit collège ne me demandant pas un effort considérable, loin de là, et c'est bien pour ça que je garde cette place en dépit d'un travail plutôt fastidieux) me berce depuis longtemps dans une vie facile où rien ne vient troubler ma quiétude, et je pourrais même dire, mon bonheur avec Lui. Alors pourquoi penser de nouveau à un enfant. Peut-être l'égoiste envie de compter pour quelqu'un, de faire des calins, de s'émerveiller d'une grimace ou d'un mot nouveau. Je ne sais pas ce qu'Il en pense. Une discussion, une blague un jour, m'a fait penser qu'il ne serait pas réfractaire à l'idée...

Père.

Pourrais-je en être à la hauteur.

Suis-je prêt à sacrifier la liberté, le mode de vie, le confort financier dont je jouis actuellement pour un enfant?

Je n'en sais rien. Je n'arrive pas à répondre à ces questions. Mais bon dieu que j'aime ces instants passés avec des enfants dans les bras, à leur parler des étoiles que l'on regarde la nuit, voir leur regard s'illuminer le matin de noël...

par pampaking publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Mercredi 1 mars 2006

Chers adhérents,

Vous qui ne m'avez pas demandé de nouvelles de Francis, je vous en donne quand même. Veuillez prendre acte que Francis n'est plus. Francis nous a quitté en cette journée tragique (sic!), mise en disponibilité. Je ne connais pas encore le/la remplaçant(e) de feu Francis, mais ne plus avoir sa tête de rate myxomatosée au H5N1, son discours réac fielleux et son incapacité crasse... Enfin l'espoir renaît. Peut-être que Dieu a lu mon blog et a daigné répondre à ma demande. Oups... J'espère ne pas être tombé dans la caricature...

Je l'aimais pas Francis? Euh, non, je ne l'aimais pas...

 

PS : oui,  je sais, je n'écris pas des masses, il avance pas ce blog, le mossieu il promet pleins de trucs et il les fait pas... Disons que je n'ai pas beaucoup le temps en ce moment, ni l'inspiration d'ailleurs. Faut croire que j'ai pas assez de problèmes en ce moment. Ca change.

par pampaking publié dans : Life is life.... nanaaaananana
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Samedi 21 janvier 2006

Putain la claque...

Ca se lit en 2 jours, ça tient toute la vie...

Décidément, Perec est un grand bonhomme. Il a lui aussi droit à son mausolée dans ma bibliothèque...

Résumer W? Impossible. Non parce que le sujet est trop complexe, mais parce que la portée de ce livre va trop loin pour que je puisse en rendre ne serait-ce qu'une parcelle pour en percevoir la grandeur... Magistral. Incontournable. Il est désolant que le marketing publicitaire du cinéma, de la tv, des arts commerciaux en général, ait galvaudé tous ces termes, car ils n'ont plus beaucoup de sens aujourd'hui. Je n'arrive malheureusement pas à décrire ce que j'ai pu ressentir à la lecture de ce chef-d'oeuvre.

Vous n'avez plus qu'à le lire vous-même, et vous prendre aussi la même baffe que moi...

par pampaking publié dans : Lu et approuvé
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